L’intérêt
artistique du photographe réside dans une réflexion sur les
conditions d’adaptation à la réalité. La vue étant
la forme la plus di-recte de notre perception de cette réalité,
Thomas Zika travaille essen-tiellement sur ce sens.
L’eau est l’élément de base autour duquel se construisent ses
projets actuels. Le corps humain contient environ 70 % d’eau et le même
pourcentage d’eau recouvre également la superficie de la terre. Avant
notre naissance nous flottions dans le liquide amniotique de l’utérus.
Dans notre histoire culturelle l’acte de se baigner ou de nager signifie
généralement deux choses, soit la survie dans un élément
hostile soit l’hygiène et la détente corporelle.
Les représentations de nageurs existent depuis toujours, sur les murs
des cavernes de la préhistoire, sur les mosaïques de l’antiquité,
les enluminures du Moyen Âge, les peintures de Cézanne ou de
Matisse jusqu’au photographies de pin-up. L’industrie du tourisme utilise
ces archétypes visuels à des fins publicitaires.
Dans sa série « bathers », Thomas Zika emploie comme support
des reproductions de baigneurs, nageurs et barboteurs provenant exclusi-vement
de catalogues publicitaires d’agence de voyages ou de cen-tres de bien-être.
Les couleurs criardes de ses modèles sont recyclées tandis
qu’il re-prographier avec un diaphragme ouvert et la plus petite profondeur
de champ possible des extraits de vues aériennes selon la vision d’un
oiseau ou celle d’un dieu, faisant ainsi, disparaître l’horizon.
Le bleu turquoise des Caraïbes ou de la mer Egée se dilue en
un pâle voile coloré. Le résultat laisse apparaître
à travers des fragments de rivages, de mer houleuse, d’ustensiles
de bains, un vide incommensu-rable.
Un vide qui opprime les baigneurs jusqu’à les transformer en points
abstraits. Ces images monochromes et vides perdent complètement leur
effet tape à l’œil pour se fondre dans un bruit de fond, un murmure
visuel.
Das fotografisch-künstlerische Interesse des Künstlers liegt im
Reflektieren der Bedingungen unserer Wahrnehmung von Wirklichkeit. Das Sehen
ist unsere direkteste Form der Aneignung und Konstruktion von Wirklichkeit.
Darum setzt sich Thomas Zika bei seinen Arbeiten intensiv mit diesem Sinn
auseinander.
Die Basis seines aktuellen Projektes “bathers” bildet das Element Wasser.
Der menschliche Körper besteht zu ca. 70 % aus Wasser, und ca. 70 %
der Erdoberfläche sind mit Wasser bedeckt. Vor unserer Geburt wachsen
wir in der Nährflüssigkeit des Uterus heran. In unserer Kulturgeschichte
ist der Akt des Schwimmens/Badens meist mit zwei Bedeutungen belegt: Überleben
in einem lebensfeindlichen Element, sowie Möglichkeit zur Körperhygiene
und Entspannung. Die Darstellungen von Schwimmern reichen von Höhlenzeichnungen
über antike Mosaiken, mittelalterliche Buchmalereien, die Gemälde
Cézannes oder Matisses bis zur Pin-Up-Fotografie. Die Tourismus-Industrie
benutzt diese visuellen Archetypen zur Werbung für ihre Produkte.
Für seine Arbeit „bathers“ verwendet Thomas Zika als Ausgangsmaterial
gedruckte Abbildungen von Badenden, Schwimmenden, Planschenden, die ausschließlich
touristischen Urlaubs- und Wellness- Werbekatalogen entstammen.
Die grellbunten Vorlagen werden von ihm recycled, indem er Ausschnitte
von Luftaufnahmen aus der Vogel - oder Gottesperspektive mit offener Blende
und geringster Tiefenschärfe refotografiert; der Horizont wird ausgeblendet.
Das Türkisblau von Karibik und Ägäis verdünnt sich
zu einem Farbschleier. Das Ergebnis ist eine nur von Uferfragmenten, Wellengang,
und vereinzelten Badeutensilien unterbrochene große Leere, die die
zu abstrakten Punkten mutierten Badenden bedrängt. Die leeren, nachträglich
entfärbten monochromen Bilder verlieren völlig ihre aggressive
plakative Wirkung und „verschwimmen“ zu einem visuellen Rauschen.