A PARIS

A propos de l’exposition de photos de

Frank Stölben

à

l’USINE GALERIE photo

(28/01/ – 18/03/2001)

«On ne voit que ce que l’on connaît» énonce un adage qui indique à quel point notre perception en général fonctionne de manière sélective.

Comme tout photographe, Frank Stölben a lui aussi l’œil entraîné et il sait s'y prendre pour capter des motifs qui passeraient inaperçus à plus d'un.

Ses clichés sur Paris sont des documents dont la perception est exacte, ce sont des scènes puisées au cœur du quotidien qu'il a fixées et que non seulement lui pouvait voir mais, en fin de compte, seulement lui pouvait voir de cette façon et non d'une autre.

Devant les coulisses exploitées à outrance qu’offre la ville de Paris, Frank Stölben ne photographie pas pour la millième fois les emblèmes et décors qui font figure d'icônes mais il parvient, grâce à sa conscience du danger que représente la «photographie du genre carte postale», à rendre visibles, avec un regard très personnel, des aspects de la vie dans une ville cosmopolite, aussi nouveaux qu’incomparables.

Ses images sont d‘une poésie intemporelle, on ne peut pas les situer précisément dans le temps. Il s’agit d’un hommage rendu à la ville et aux innombrables photographes connus et inconnus qui ont essayés de capter son esprit.

Pour ce travail de mémoire, le noir et blanc s’imposait.
 


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