Stefanie
Schneider
Untitled
(16/05 - 04/07/2004)
Les
photographies de Stéphanie Schneider posent une énigme au
spectateur s’agit-il d’une séquence rêvée ou bien
des photos de tournage jaunies d’un film hollywoodien. La photographe
qui se partage entre Berlin et Los Angeles, deux villes liées
par une même magie de l’illusion, travaille
régulièrement dans la produc-tion de films.
Cette exposition nous présente des fragments de romans photos
qui provoquent instantanément en nous l’élaboration de
scéna-rios. Impossible d’échapper à ce processus.
Tous nous avons des images mal exposées qui se forment et se
bousculent dans notre tête.
Mais ici, nous voyons ces images se matérialiser devant nos yeux
et devenir presque palpables.
Stefanie Schneider qui travaille surtout dans le Sud Est des Etats Unis
joue sur l’esthétique des films trash et publicitaires
véhicu-lées par l’industrie du cinéma.
Délibérément, elle se comporte en amateur. La
surexposition, les couleurs délavées et l’emploi d’un
flou subtilement contrôlé ac-centue le côté
surréel de ces mise en scènes. Stéphanie
Schnei-der utilise des films polaroïds périmés dont
elle fait des agrandis-sement en couleur.
L’artiste se sert précisément de cette matière
première normale-ment destinée à la poubelle pour
obtenir les décolorations et les altérations de l’image
recherchée.
Cette part de hasard qui n’est pas directement contrôlable donne
à ses photos une certaine patine . La patine des photos
d’enfance que l’on tient
en main de temps en temps.