A propos de l’exposition de photos de
Joris Coussement
à
l’USINE GALERIE photo
(19/11/2000 – 21/01/2001)
Les murs blanchis, les cageots métalliques
empilés, les ponts d’autoroute enchevêtrés, les annonces
publicitaires bien connues, les stations-services aux couleurs criardes
: qu’ont-ils de particulier pour que l’on doive les photographier ? Joris
Coussement rôde dans les villes et leurs périphéries.
Il est à la recherche de vues apparemment banales que les citadins,
lors de leurs déplacements quotidiens, ne dai-gnent pas regarder.
Il prend des notes à la fois écrites et photographi-ques
des façades, bâtiments, rues, ponts, panneaux publicitaires
et de leur agencement dans l’espace. Puis il procède à une
présélection des photos qui lui paraissent prometteuses.
Lorsque l’éclairage lui semble idéal, il retourne sur les
sites choisis afin de prendre les « vraies » photos à
l’aide d’une caméra 4x5 inch sur trépied?. Ces prises de
vue traditionnelles sont retravaillées à l’ordinateur et
tirées sur papier photographique moyennant impression digitale.
Il en résulte des pho-tographies de paysages urbains dont la netteté
et l’intensité chromati-que ne peuvent être supérieures
lorsqu’on utilise le médium de la photographie.
Les photographies grand format et hyperréalistes
ne représentent pas des êtres humains ; l’œuvre humaine se
suffit à elle-même. Comme il y a beaucoup de choses à
voir, le regard vagabonde et ne cesse de découvrir - dans l’architecture,
les formes et les couleurs - de nouveaux aspects et nuances. Nous regardons
et, qui sait : peut-être serons-nous plus sensibles à l’espace
qui nous entoure riche de ces banalités que nous ignorons.
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